Description

Justin Stephens aborde la peinture de manière expérimentale, se permettant de faire varier ses stratégies, ses matériaux et sa facture d'une œuvre à l'autre. Sa méthode, qui consiste à travailler, retravailler, gratter et ajouter ou soustraire de la matière et des objets, donne la priorité au processus plutôt qu'au résultat final. Avec Sublimation No-No, il examine les réactions qui transforment et altèrent le canevas, comme si la surface picturale avait été corrodée au fil des manipulations, la couleur en ayant été délavée, et que de petits débris (agrafes, morceaux de disque compact) étaient venus s’y accrocher. De loin, l’éclat des fragments s’apparente à de la nacre. À la fois arbitraires et contrôlées, les œuvres de l’artiste mettent en évidence leur réalité matérielle et s’offrent comme textures, couleurs, objets. L’artiste privilégie les actions intuitives dans le but de se laisser surprendre par ce qui n’était pas anticipé et qui, soudainement, se dévoile. J. B.